Comprendre et décrire comment les hommes aménagent leurs territoires – Point pédagogique

Deuxième point pédagogique pour les enfants des classes qui nous suivent  (et toujours les plus grands !) : « Comprendre et décrire comment les hommes aménagent leurs territoires ».

 

Intéressant de se demander comment les Indonésiens, puisque nous sommes en Indonésie, se sont adaptés à un environnement différent du nôtre, non ?

En quoi leur lieu de vie fait que leur « chez-eux » est différent de notre « chez-nous » ? Et bien, même si nous n’avons ni tout vu, ni tout découvert, nous avons collecté pour  vous quelques indices !

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  • Les constructions

Le climat ici est différent : il n’y a que deux grandes saisons, la saison sèche, et la saison des pluies. De plus, il fait très chaud et très humide : environ 80% d’humidité dans l’air. Enfin, il y a beaucoup de moustiques (ils se développent dans les eaux stagnantes laissées par les pluies diluviennes). Certains véhiculent même des maladies, telles que la Dengue ou le Paludisme.
Leurs maisons sont différentes, pour répondre à ces problèmes et ces conditions.

Les murs ne touchent pas le plafond par exemple. Il y a un « grand toit » pour toute la surface de la maison, mais les murs séparateurs qui forment les pièces s’arrêtent à 2/3 de hauteur. Cela permet de  faire circuler l’air naturellement, et ainsi d’éviter que l’intérieur soit une fournaise.

Mais, mais mais, vous allez me dire, et les moustiques alors, ils doivent s’en donner à cœur joie ? Et bien non ! La plupart des lits sont équipés de moustiquaires, ce qui leur donnent l’aspect de lits à baldaquin. J’adore, j’ai l’impression d’être une princesse !

Certains, ceux qui ont la climatisation, font alors des maisons « comme nous », avec des murs qui touchent le plafond pour ne pas perdre la fraîcheur. Mais c’est plus rare.

Parfois aussi, le « vide » entre le haut du mur et le plafond est comblé par une sorte de « grillage-moustiquaire ».

Enfin, pour palier la saison des pluies, beaucoup de maisons sont surélevées : il y a une marche qui donne accès le plus souvent à la terrasse, puis encore deux trois marches pour entrer dans la maison. Cela évite que l’eau n’entre à l’intérieur. Au plus fort de la saison de pluies, l’eau peut monter haut dans les rues, au point de rendre la circulation quasiment impossible pour les scooters.

 

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  • Les cultures

Pour les mêmes raisons, les cultures ici sont différentes. Il y a en majorité du riz, puisqu’il aime pousser dans l’eau.

C’est l’aliment le plus mangé en Asie, il faut donc en cultiver beaucoup et … partout ! C’est pour cela qu’il existe les rizières en terrasses. Ce type d’aménagement permet de créer une culture dans les vallées et les collines : sans les terrasses, le terrain serait trop en pente pour être exploité. Elles servent aussi à faciliter l’écoulement des eaux, permettent une meilleure infiltration dans le sol, et aident à lutter contre l’érosion !

A noter : si le sol est plat, les rizières sont plates ! Elles sont en terrasse uniquement lorsque c’est nécessaire, car leur construction demande un énorme travail supplémentaire.

 

Ici, on trouve également de grandes piscicultures. Il est plus simple d’élever ses poissons pour les manger, les vendre ou les exporter, car la pêche en mer est plus aléatoire.

A travers le pays, on compte donc plusieurs villages de pêcheurs. Ils s’installent sur des lacs d’eaux douces, créent leurs cultures, et vivent au-dessus sur des « bateaux-maisons ». C’est une vie dure, ils n’ont pas d’électricité, peu de temps libre, peu de loisirs, et ne rentrent chez eux que deux fois par mois en moyenne (du moins, c’est le cas pour ceux qui vivent dans le village flottant que nous avons eu la chance de voir.)

Parfois, pour finir avec les poissons, ils ont la chance de pouvoir se créer un « mini lac de quartier », dont tous les habitants s’occupent et se nourrissent.

 

Concernant le bétail, nous n’avons pas vu d’élevages en soi, mais il y a beaucoup de poules et de coques en liberté. Certains sont dans des cages en rotin : je crois que c’est pour les engraisser.

 

 

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  • Le travail

Le travail à la ville ou à la campagne est très différent. Les grandes villes ressemblent un  peu aux notres, il y a des buildings, des bus, des agences voyages, des restaurants … Les horaires et les modes de fonctionnements sont assez similaires.
Dans les « moyennes villes » cependant, nous avons constaté que certaines boutiques sont fermées de midi à 15h, mais restent ouvertes jusqu’à 21h. Pas toutes, chacun fait un peu comme il le sent.
A la campagne par contre, on note une grande adaptation aux conditions extérieures. Les chapeaux pointus en paille protège de  chaleur et des insolations. Des vêtements amples, des manches longues même aux heures les plus chaudes protègent leur peaux contre les rayons du soleil.

De petits abris se dressent dans les rizières, pour se mettre à l’ombre à l’heure du repas.

Les horaires de travail s’adaptent aux heures chaudes : les marchés ouvrent entre 3h et 6h du matin, pour se terminer au maximum à 11h. Après, plus personne ne s’expose au soleil.  Les rues se remplissent à nouveau vers 16h, quand l’air se fait plus frais.

 

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  • Morphologie

Forcément, les Indonésiens ne nous ressemblent pas !

Ils ont des traits physiques différents, et c’est à vous de chercher pourquoi ! Voici les principaux éléments :

  • Ils ont les cheveux raides, et très noirs
  • Ils sont plus petits : en moyenne, je dirais 1m60nt
  • Ils ont la peau plus foncée, on dirait qu’ils sont bronzés ! D’ailleurs, ils adoreraient avoir la peau blanche, signe de richesse : être bronzé signifie travaillr dans les champs et avoir moins d’argent.
  • Leur nez est plus petit et plus large
  • Ils ont les eux légèrement bridés

 

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