La Pollution – Point Pédagogique

Notre premier petit « point pédagogique », destiné en premier lieu aux enfants des classes qui nous suivent, mais aussi aux plus grands !

Nous avions envie d’aborder l’aspect pollution/trie/recyclage en Indonésie.

Cela fait maintenant 18 jours que nous voyageons et nous avons eu le temps de faire un tour d’horizon concernant cette question.

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Les rizières près de Cianjur et du village flottant.

 

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JAVA

 

Sur l’île de Java, la gestion des ordures semble quasiment inexistante. A Jakarta, capitale de l’Indonésie, des montagnes de déchets s’entassent au coin des rues, faisant le bonheur des chats errants, des rats et des cafards. Ils ne sont ni triés, ni traités, ni brûlés … On dirait qu’ils attendent de disparaître d’eux même. L’odeur à 14h en plein soleil est tout simplement insoutenable. Là où le contraste est saisissant, c’est que ces même « montagnes » se dressent parfois à quelques mètres d’une immense villa, voire d’un palace 5 étoiles. Mais visiblement ça ne choque personne … Malheureusement, le décalage horaire, la chaleur, l’épuisement du premier jour a fait que nous sommes sorties sans nos appareils. Milles excuses !

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Village flottant

 

Sur Java toujours, lors de notre escale à Cianjur, nous avons été un peu plus attentives. Pas de grandes poubelles de tri dans les rues (type Verre / Papier / Plastique), ni de bennes à ordures tout court. Mama Yoyoï, la mère de notre hôte fait des efforts : elle jette dans de petites poubelles publiques à peine plus grandes que celles de nos cuisines personnelles. La gestion de ces mini-poubelles reste inconnue, mais tous les matins elles étaient vides.
Parfois, pour une raison qui m’échappe, « Mama » va jeter ce qu’elle a dans la main dans le lac qui est derrière la maison. Lac où ils ont créé leurs propres pisciculture pour élever et manger leurs poissons. On n’a donc pas mangé de poissons.

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Lac derrière la maison de Mama.

La ville en soi semble plus propre : ce n’est qu’une illusion, les ordures sont juste entassées au même endroit, loin de la vue des passants.
Enfin, lorsque nous sommes sorties de la ville en bus, nous avons pu prendre conscience de l’ampleur des dégâts.
Les rivière, le vallées, les « canyons », tout ce qui est en contrebas des constructions habitables, a été désigné comme « Decheterie Idéale » par ce qui semble être une majorité. Les rivières sont polluées, ils jettent depuis leur fenetres directement dans les ravins, et même directement dans les vallées
Nous sommes choquées.
Visiblement, nous sommes les seules
Pourquoi gâcher de si beaux paysages, et un si rare patrimoine naturel ? Ca nous échappe.

Il semble que dès qu’ils ont un papier, gobelet, n’importe quoi devenu inutile, ils le laisse tomber au sol. C’est tellement plus simple !

Nous réalisons que le tri, le recyclage, le benne à ordures, rien n’existe, tout, TOUT est à faire.

Il y a une usine de recyclage. Une. C’est tellement rare qu’elle est notée dans notre guide dans la rubrique « A voir » !

 

A Pandangaran, même constat : la plage est sale, l’océan Indien aussi (on s’est baigné au milieu de sacs plastiques), et les minuscules poubelles publiques servent de garde-manger aux singes et aux biches …

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BALI

A Ulu Watu, au sud de l’île de Bali, un grand panneau nous suprend : « KEEP ULU WATU CLEAN !’ (Gardez Ulu Watu propre). Quel surprise! Effectivement, quel changement et quel plaisir de se balader dans les rues !

Le lendemain nous soupçonnons la raison de cette motivation : c’est une ville très touristique. Et ils ont bien compris que touristes = argent, et que ville propre = touristes. J’avoue que Jakarta m’a fait fuir en grande partie à cause de ses tas d’immondices. Alors ici, ils font attention pour donner envie de venir, et de revenir.

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Ulu Watu

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Ulu Watu

 

Bali, plus touristique, est donc plus propre.

Pandawa Beach, Denpasar ou Ubud : des rues propres (ou presque si on s’éloigne des grandes artères, le naturel revient au galop), un semblant de gestion de tri avec des « coins plastiques » ou des « coins cartons ». Quelques personnes ressemblent à des travailleurs : ils orientent ceux qui viennent jeter leurs ordures, et ont l’air de trier « en attendant ».

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EN RESUME

 

Les paysages, la nature, les rivières ou les plages : tout est pollué.

Ils jettent leurs ordures de tous types comme on jette un trognon de pomme (biodégradable).

Les villes touristiques sont beaucoup plus propres.

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Rangement des poubelles près d’une école d’Ubud

 

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Dépôt de détritus de Pandangaran.