Ubud – Bali – Indonésie

J’étais très pressée après la plage d’aller à Ubud, réputé pour être la capitale culturelle de Bali. J’imaginais voir les danses balinaises, les musées, les artisans et sculpteurs, etc. Et bien, ça ne s’est pas du tout passé comme je l’imaginais. ^^

Nous avons rappelé notre chauffeur de Mengwi (cf article ulu watu) et direction Ubud ! Ils nous ont aidé à trouvé une boutique où acheter un pc car ça devenait urgent et sincèrement il n’y a pas beaucoup d’endroit pour acheter un ordinateur ! Je vous conseille Kuta ou Denpasar. Donc on arrive dans une petite boutique et là c’est devenu comique. Le pc que l’on a choisi est un axioo et c’est une copie de windows ! Ba oui sinon c’est beaucoup plus cher !

Enfin passons cet épisode étrange.

Je ne pensais pas que la circulation à Ubud était si dense. Toute la journée ce sont des bouchons. Il faut mieux être en scooter ou en vélo, même à Jogjarkarta ça circulait mieux. Notre chauffeur nous a déposé au bout de notre rue à cause de la circulation. J’ai donc porté les 2 sacs « maisons » et Marion les sacs photos pour ménager encore sa côte qui l’a faisait encore  souffrir. Premier hôtel, très chouette mais beaucoup trop cher. Deuxième hôtel, oki et il se nomme Padma Accommodation.

1douche hotel 2hotel 3 vue de la terasseIl faisait tellement chaud et on n’avait pas encore mangé. C’était très chouette, au début. Le cauchemar commencera demain pour nous. En attendant, nous sommes parties recherche d’un restaurant pas trop cher. Après, avoir longtemps marché dans la rue principal avec toutes ses boutiques (alléchante au premier regard), nous avons trouvé quelque chose de sympa qui a rempli nos estomacs comme il fallait ! J’y ai goûté un jus d’avocat qui était EXCELLENT. J’ai pris un plat avec une sauce aigre douce et Marion un poulet au curry. Les plats sont bons, il faut juste faire attention quand c’est épicé comme le Gado-Gado. Après avoir fait du lèche vitrine, on décide de rentrer pour se poser un peu et travailler pour le blog.

Le lendemain surprise ! Je commence a avoir des plaques rouges et des boutons sur les cuisses et ça gratte. Marion pareil sans le rouge (elle est du sud et elle est bronzé, pour moi elle  ne peut pas rougir ^^). Le matin, mission laverie. Ma pire erreur ! Entre temps, on a pas mal visité à pied et fait du shopping. Plus a journée passe et plus ça me gratte. Les boutons deviennent des plaques. Le midi on retourne u même resto car les autres sont trop chers ou ne nous inspirent pas. Il faisait tellement chaud ! nous avons trouvé une galerie qui montre l’évolution de la peinture à Bali. Autant les premières ont un style unique très chargé et figuratif. C’est plat au niveau des personnages surtout, peu de travail de perspective. Après, et bien les peintures se rapprochent des mouvements comme le fauvisme, l’impressionnisme, etc. Du coup, nous étions davantage impressionnées par l’architecture et les boiseries des portes et des poutres. Malheureusement, Marion était dérangée du ventre. Ensuite, on s’est perdu dans un gang (petite ruelle) et nous sommes tombées sur un petit temple perdu dans un ravin (oui, dans la ville il y a un ravin très profond qui sert un peu de poubelle général et qui empêche de traverser d’une rue à l’autre, et nous n’avions prévu cela). Ceci dit, ça nous a permis de voir des maisons en construction avec des échafaudages en bambou. Les travailleurs portaient les pierres et le ciment dans des bacs sur la tête. Il y avait de tous les âges. Une des dames les plus âgées a chahuté avec Marion en faisant semblant de faire tomber son panier sur elle. Elle était pliée de rire. ^^ Du coup, on a retrouvé notre chemin (le plus simple était de faire demi-tour). Nous avons récupéré notre linge et direction hôtel car ça me gratte et ça me brûle. Ca me prend tous le corps et je commence à stresser vraiment.

Heureusement que nous avons internet car de cette manière j’ai pu avoir les conseils de nos mamans et d’un docteur que je remercie pour sa patience.  Du coup, plusieurs fois par jour j’ai mis de la biafine mélangé avec des huiles essentielles.  J’ai testé lavande et estragon sur une jambe et menthe poivré sur l’autre. Le premier est plus doux tandis la menthe chauffait comme un baume du tigre. Après j’ai alterné avec ses différents mélanges et cela me faisait vraiment du bien. La menthe poivré calmait les démangeaisons tandis que l’autre calmait les brûlures. J’ai investi dans de l’eucalyptus à la fin est là je ne serais pas affirmait son utilité.

Après ça je suis devenue légèrement paranoïaque sur les laveries. Mon savon d’alep me lave moi et mes vêtements dorénavant.

Nous avons été ralé (comme de bonnes françaises que nous sommes) à la laverie car non seulement moi j’ai eu des soucis mais ils ont perdu un sous vêtement à Marion. Ils nous ont remboursés.

Malgré les maux de ventre de Marion et mon urticaire nous avons pu voir un musée qui retraçait l’évolution de la peinture balinaise.  Les premiers étaient particuliers et surchargés de détails et petit à petit ça se rapprochait de ce que je connaissais en occident comme le fauvisme. Du coup , j’étais davantage attiré par les premières peintures et les boiseries du musée que par les autres tableaux.

Nous avons aussi tenté de trouver un guérisseur car Ubud est réputé pour ça par rapport à un film et un livre dont je ne me rappelle plus le nom. Mais nous avons fait choux blanc donc on a fait du shopping car il y a beaucoup de batik et de sculptures.  Il faisait tellement chaud, j’étais bien contente d’être en scoot même si des fois la circulation est un peu difficile et stressante.

Notre dernière journée à Ubud a été remplie de surprise. La première, fut la rencontre d’un jeune sculpteur sur bois Geru. Il parlait très bien anglais et il se trouvait dans la rue touristique. Son échoppe, comment dire, c’est la taille d’un placard. Il travaille sur le sol et sculpte ses masques devant les gens et ensuite il les accroche au mur. Donc, du trottoir on voit tout très bien, pour ainsi dire. Il nous a expliqué que son père était sculpteur sur pierre mais lui préférais le bois et maintenant il s’est installé dans Ubud pour vendre ses créations. Il ne se prend pas la tête, soit il sculpte soit il discute. Et des fois il s’ennui.

Ensuite, nous avons été à la recherche d’un temple le Turtha Empul. En scooter, nous nous sommes demandées plusieurs fois où nous étions car la route par à la cartene se ressemblent pas vraiment. Des fois il y a des virages et des intersections dans la réalité qui n’existe pas sur la carte et des fois c’est l’inverse. De plus, c’est compliqué de savoir si on a passé telle ou telle ville car il n’y a pas de panneaux qui vous indiquent que vous entrait ou sortait d’un village. Marion cherchait donc sur les panneaux  des indications même les publicités. Mais nous avons réussi après avoir demandé à des commerçants. Bon j’avoue on s’est trompées une fois et on a atteri dans un lieu privé réservé au prince. On a vu un parc avec plein de biche qui se sont tous précipités dès qu’un des hommes est jeté des friandises. Ils ont été très aimables et nous on remis sur le droit chemin.

Le temple était grand et sympathique mais le plus important se sont ses bains publiques. Et nous les avons tous fait ! Un moine nous a guidé pour respecter la tradition. Nous avons mis nos maillots de bains et par-dessus un batik et une ceinture à la taille. Ensuite, nous avons d’abord prié et déposé une première offrande sur un hotel déjà surchargé. Les offrandes sont dans un récipents fait en feuille de bananier (il me semble) et il y a es fleurs, de l’argent, de l’encens à l’intérieur. Des fois j’ai vu du riz. Après, nous sommes rentrées ans l’eau et mon dieu c’était froid mais j’étais aussi captivé par les énormes poissons à côté de moi et l’ambiance du lieu. Nous avons donc fait la queue au premier jet d’eau pour déposer notre 2ème offrande. Il y a 9 sources ou jet d’eau. Pour chacun tu dois dire 3 fois Ohm avec les mains collés devant toi, tu laves 3 fois ton visage avec l’eau de la source, tu l’as bois 3 fois et tu finis par te mettre complètement sous l’eau ! et tu refais la queue pour la source suivante. Chacune correspond à une partie du corps ou un défaut qu’il faut purifier comme l’orgueil. Et surprise une fois cela finit il y a 2 autres bassins. Un avec 2 jets pour se libérer l’esprit et enlever les mauvais rêves. L’autre avait 7 jets et cela correspondaient aux chakras.  A la fin je grelotais tellement j’avais froid. Et je claquais des dents. Nos avons tout fait et pendant tout ce temps mon corps dne me grattait plus ni ne me brûlait. En sortant même visage était mieux.  La solennité du moment m’a rappelé ma communion. Mais là c’était davantage dans le partage. Je n’ai pas compris toutes les significations des sources, je me sentais donc un peu perdue. Avec Marion, nous avons senti que quelque chose de plus grand nous dépassait d’une certaine manière. Je ne suis particulièrement croyante mais j’aime l’idée que la nature soit parfois dotée de force qui nous guérisse de l’intérieur et pas seulement les blessures physiques.

On est reparti revigorée et sereine. Et sur la route du retour j’ai tout d’un coup vu des gens assis sur le goudron. Je me suis dit de nuit ce n’est pas très intelligent. Une manif à cette heure là ? 19h je crois. Hum bizarre cela serait la première que je vois en Indonésie. Et puis des hommes en tenue de prière faisaient la circulation. Et là on a vu des costumes de cérémonie, des moines, de l’encens et on nous a expliqué que c’était la nuit noir. Ils fêtaient donc la nuit sans lune un peu partout. Quand on s’est arrêté, ils faisaient une prière silencieuse les mains jointes. Après, il y a eu une récitation et tout d’un coup tout le monde s’est levé avec les mains jointes, paumes contre paumes. Le cortège a démarré avec un homme qui  faisait aller et venir de l’encens, des ombrelles, des costumes de dragon, des musiciens et tous les indonésiens derrière. Ils étaient très bien organisés ce coup ci au niveau circulation alternée. Nous avons croisé d’autres cérémonies du même genre mais plus petite. Cette journée nous a changé des rues touristiques d’Ubud.

Le dernier jour, après quelque course rapide avant de partir pour Sidemen et le check out de l’hôtel, il y a eu un dernier drame. La sangle rapide que j’utilisé pour mon appareil photo s’est dévisée et il est tombé par terre.  Au départ, photo noir, le diaphragme bloquait. J’étais épuisée par mes mauvais nuits et j’étais à cran. Heureusement Marion a pensé à enlever l’optique et à le remettre ce qui a débloqué le tout. Le boitier à donc une trace de chute mais rien de grave. J’ai des doutes pour l’optique. Pas de casse, mais je crains que cela est bougé et que la netteté ne soit plus au rendez-vous. Surtout que maintenant l’optique bouge légèrement sur le boîtier quand il est fixé et on voit que le cul de l’optique a un peu souffert.

Une fois le plus gros de la frayeur passé on négocie avec des taximans pour aller à Sidemen et c’est parti ! Je suis exténuée par ces derniers jours. Physiquement non car on n’a pas fait de treck ou autre mais mentalement et émotionnellement en voyage tout est plus fort pour le moment.

Voilà pour Ubud, la prochaine vous l’aurez compris se sera Sidemen et je remercie ce couple français de nous avoir conseillé ce lieu !